Calvitie et testostérone – rôle de la DHT et meilleurs traitements en 2026

Daar calvitie touche environ 70 à 80 % des hommes au cours de leur vie, et dans la grande majorité des cas, elle est directement liée à la testosteron. Plus précisément, c’est son dérivé actif, la DHT (dihydrotestostérone), qui provoque la miniaturisation progressive des follicules pileux sur le cuir chevelu. En 2026, les recherches confirment que cette alopécie androgénétique (ou calvitie chez l’homme) n’est pas causée par un excès de testostérone totale, mais par une sensibilité génétique accrue des follicules à la DHT.

Cet article explique simplement pourquoi la testostérone mène à la perte de cheveux, le rôle clé de la DHT, l’influence de la génétique, les stades de la calvitie et les traitements les plus efficaces aujourd’hui. Si vous commencez à remarquer un recul des golfes, un éclaircissement au sommet ou une tonsure naissante, vous trouverez ici des réponses concrètes et actualisées.

Comment la testostérone se transforme en DHT et provoque la chute de cheveux

La testostérone circule dans le sang, mais c’est son métabolite, la DHT, qui est le principal responsable de l’alopécie androgénétique. Voici le processus expliqué simplement :

  • L’enzyme 5-alpha-réductase (présente dans les follicules pileux, la prostate et la peau) convertit environ 5 à 10 % de la testostérone en DHT.
  • Chez les hommes génétiquement prédisposés, les follicules du cuir chevelu (surtout au niveau des golfes et du vertex) possèdent des récepteurs androgéniques très sensibles à la DHT.
  • Lorsque la DHT se fixe à ces récepteurs, elle déclenche un processus de miniaturisation : les cycles de croissance des cheveux raccourcissent, les follicules rétrécissent progressivement et produisent des cheveux de plus en plus fins, puis stoppent la production.

Ce mécanisme explique pourquoi des hommes avec un taux normal ou même bas de testostérone peuvent quand même devenir chauves : c’est la sensibilité des follicules à la DHT qui compte, pas le niveau absolu de testostérone. Des études récentes (2024–2025) montrent que bloquer la 5-alpha-réductase (avec finastéride ou dutastéride) réduit la DHT de 60 à 90 % au niveau du cuir chevelu et stoppe ou ralentit la progression chez 80–90 % des hommes traités.

Génétique : pourquoi certains hommes deviennent chauves tôt et d’autres jamais

La génétique est le facteur principal de l’alopécie androgénétique. Si votre père, grand-père ou oncle maternel a perdu ses cheveux jeune, vous avez un risque élevé. Les gènes impliqués contrôlent :

  • La densité et la sensibilité des récepteurs androgéniques sur les follicules du cuir chevelu.
  • L’activité de l’enzyme 5-alpha-réductase dans la peau du crâne.
  • La durée du cycle de croissance (phase anagène) des cheveux.

Des études sur des jumeaux montrent que si un jumeau identique devient chauve, l’autre a 80–90 % de chances de l’être aussi. La transmission est polygénique (plusieurs gènes), avec une influence plus forte du côté maternel (chromosome X), mais aussi paternelle. En 2026, les tests ADN commerciaux (comme 23andMe ou MyHeritage) identifient déjà plusieurs marqueurs associés à la calvitie, avec une précision croissante pour prédire le risque.

Signes et stades de la calvitie androgénétique chez l’homme

La calvitie suit généralement l’échelle de Norwood (la plus utilisée en 2026) :

  • Stade 1 : Pas de perte visible, ligne frontale normale.
  • Stade 2 : Recul léger des golfes temporaux (souvent dès 20–25 ans).
  • Stade 3 : Golfes marqués, forme en « M » ou « V » au front.
  • Stade 4 : Zone frontale et vertex (sommet) commencent à se dégarnir.
  • Stade 5–6 : Bande de cheveux latéraux et arrière, tonsure étendue.
  • Stade 7 : Calvitie complète sauf une couronne en fer à cheval.

DE premiers signes de perte de cheveux apparaissent souvent entre 20 et 30 ans chez les hommes prédisposés. Une chute de 50 à 100 cheveux par jour est normale ; au-delà de 150–200 avec effilochement visible, il faut consulter rapidement. Pour comprendre les principales causes de la chute capillaire chez l’homme (dont la DHT et la génétique), consultez cet article sur pourquoi les hommes perdent leurs cheveux.

Statistiques de prévalence de l’alopécie androgénétique chez les hommes

L’alopécie androgénétique (AGA), ou calvitie chez l’homme, reste la forme la plus fréquente de perte de cheveux chronique, touchant une large partie de la population masculine en Europe occidentale. Les données actualisées 2024–2026:

Groupe d’âge Pourcentage d’hommes avec calvitie visible ou significative Source (2024–2026) Précisions régionales (France/Belgique)
18–29 ans 16–20 % DynaMed + PubMed 2025 Début précoce chez 15–18 % des jeunes hommes
30–35 ans 40–50 % (perte notable) Chemist4U + American Hair Loss Assoc. 2025–2026 ≈45 % en France selon enquêtes récentes
40–50 ans 50–85 % (selon ethnie) NCBI StatPearls + études caucasiennes 2025 44–50 % en France/Belgique (top 3 Europe)
65–70 ans et plus 80–100 % ScienceDirect + revues 2025 Quasi-universel dans les populations à risque génétique
Risque à vie global Jusqu’à 80 % des hommes National Library of Medicine + Chemist4U 2026 France ≈44,25 %, Belgique ≈40,31 %

En Belgique et en France, la prévalence est parmi les plus élevées d’Europe (top 3–5 selon classements 2025–2026), avec environ 44 % des hommes touchés au cours de leur vie. La perte de cheveux commence souvent entre 20 et 30 ans chez les prédisposés, avec une accélération après 35–40 ans due à l’accumulation de DHT et à la sensibilité folliculaire. Ces statistiques soulignent l’importance d’une intervention précoce pour maximiser les chances de préservation ou de repousse.

Traitements modernes de l’alopécie androgénétique en 2026

Les traitements en 2026 offrent un spectre large, combinant approches classiques éprouvées et innovations pour stopper la chute, stimuler la repousse et maintenir une densité capillaire stable. Voici une présentation détaillée :

1. Inhibiteurs de la 5-alpha-réductase

Ces médicaments oraux bloquent l’enzyme qui transforme la testostérone en DHT, réduisant la DHT sérique et locale de 60–95 %.

  • Finastéride 1 mg/jour : efficacité prouvée depuis 25 ans — stoppe la progression chez 86–90 % des hommes après 12 mois, repousse modérée à bonne chez 65 % après 2 ans (études 2025 confirment maintien à long terme).
  • Dutastéride 0,5 mg/jour : bloque les deux isoformes de l’enzyme (réduction DHT ~90–95 %), souvent supérieur au finastéride pour les cas avancés ou résistants (méta-analyses 2025 montrent +10–15 % d’efficacité en densité). Effets secondaires : baisse libido (2–4 %), troubles érectiles (1–2 %), gynécomastie rare (<1 %). La plupart réversibles ; chez certains, légère hausse de testostérone totale. Un traitement de référence est Propecia (générique finastéride), qui cible précisément la DHT avec une excellente tolérance pour la majorité des patients.

2. Minoxidil topique (5 % solution, mousse ou foam)

Vasodilatateur qui augmente le flux sanguin aux follicules, prolonge la phase anagène et stimule la croissance. Résultats : +15–35 % de densité chez 60–70 % des utilisateurs après 3–6 mois ; repousse visible chez 40–50 %. Effets secondaires : irritation locale (5–10 %), shedding initial (chute temporaire normale). Utilisation Minoxidil topique : 1 ml deux fois/jour, à vie pour maintenir les gains. Combinaison finastéride + minoxidil donne les meilleurs résultats (synergie +50–70 % en densité selon études 2025).

3. Traitements complémentaires et régénératifs

  • PRP (Plasma Riche en Plaquettes) : 3–6 séances mensuelles + entretien annuel. Croissance de 20–45 % de densité chez 70–80 % des patients (facteurs de croissance stimulent les follicules dormants).
  • LLLT (Low-Level Laser Therapy) : casques ou peignes, 15–30 min 3–5 fois/semaine. +15–35 % de densité après 6–12 mois (études 2026 confirment maintien à long terme sans effet secondaire majeur).
  • Microneedling (0,5–1,5 mm) : seul ou avec minoxidil (absorption ×4–5), stimule facteurs de croissance et régénération.
  • Autres : shampoings kétoconazole 2 %, sérums à caféine/saw palmetto, botulinum toxin injections (réduction tension cuir chevelu, +10–20 % densité en essais).

4. Greffe capillaire (FUE, DHI, Sapphire)

Technique définitive pour zones dégarnies avancées. Taux survie greffons >95–98 % en 2026 avec robots ARTAS et outils de précision. Résultats naturels après 12–18 mois ; coût 3000–12000 € selon nombre greffons.

5. Innovations et perspectives 2026–2028

  • Inhibiteurs topiques sélectifs (clascotérone, pyrilutamide) : phase III terminée, réduction locale DHT sans effet systémique (moins de risques sexuels).
  • Thérapies régénératives : exosomes dérivés de cellules souches, mesothérapie avancée, low-dose oral minoxidil (off-label, +30–50 % densité).
  • Thérapie génique/CRISPR : premiers essais humains ciblant récepteurs androgéniques dans follicules (prévision clinique 2028–2030).
  • IA et personnalisation : algorithmes analysent photos et génétique pour protocoles sur mesure.

Pour un guide complet et comparatif, consultez cet article sur comment traiter la chute de cheveux chez l’homme : méthodes efficaces à connaître.

Quand la calvitie s’accompagne d’un faible taux de testostérone

Dans certains cas rares, l’alopécie androgénétique coexiste avec un déficit en testostérone (symptômes : fatigue chronique, perte libido, diminution force musculaire). Si bilan sanguin confirme taux bas (<10–12 nmol/L), un endocrinologue peut proposer une thérapie de remplacement. Un traitement pratique et courant est AndroGel – testostérone topique en gel, qui normalise les niveaux hormonaux. Important : associer un inhibiteur de DHT pour éviter d’aggraver la chute.

Avertissement médical

Ces articles sont à titre informatif uniquement et ne remplacent pas l’avis d’un médecin. Consultez toujours un professionnel de santé avant tout traitement ou prise de médicament. L’auteur décline toute responsabilité en cas d’utilisation autonome des informations. En cas de symptômes, consultez un médecin.

Auteur

Texte vérifié par Uttam Chatterjee, Pharmacien responsable – LocalPharma, Janvier 2026

FAQ : les questions les plus posées en 2026 sur la calvitie et la testostérone

Finastéride me fait-il vraiment perdre la libido ou avoir des problèmes au lit ?

Chez la plupart des mecs (95 % et plus), non c’est rare et souvent ça passe quand on réduit la dose ou qu’on arrête. Beaucoup disent même que leur libido est restée la même ou meilleure.

Dutastéride ou finastéride : lequel est le plus fort pour arrêter la chute ?

Dutastéride est plus puissant (bloque plus de DHT), beaucoup de gens passent dessus quand finastéride ne suffit plus et voient de meilleurs résultats sur la densité. Mais il y a un peu plus de risques de side effects, donc on commence souvent par finastéride.

Oral minoxidil, c’est le truc qui marche vraiment bien en 2026 ?

Oui, à faible dose (2,5–5 mg/jour), ça donne des résultats dingues pour beaucoup (cheveux plus épais partout), mais c’est pas officiel partout, faut suivre la tension et avoir un doc. Plein de mecs préfèrent ça au topical qui colle les cheveux.

Je peux prendre de la testostérone (gel ou injection) sans perdre plus de cheveux ?

Possible, mais il faut absolument combiner avec finastéride ou dutastéride pour bloquer la DHT sinon la testostérone supplémentaire peut accélérer la chute. Beaucoup le font sans problème avec un bon anti-DHT.

La thérapie génique ou CRISPR pour guérir la calvitie, c’est pour quand ?

Pas encore disponible en clinique, mais les essais humains avancent vite les premiers traitements expérimentaux pourraient sortir d’ici 2028–2030. Sur les forums, tout le monde en parle comme le futur game-changer.

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